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Militaires

  • Des troupes de maintien de la paix des Nations Unies
    Photo ONU/Marco Dormino
Les Casques bleus constituent le personnel militaire de l'ONU sur le terrain. Aujourd'hui, ils se composent de plus de 90 000 militaires fournis par des armées nationales du monde entier.

Nous travaillons aux côtés de nos collègues des forces de police et de nos collègues civils pour promouvoir la stabilité ; la sécurité et les processus de paix ; nous protégeons les personnes et les biens ; nous travaillons avec les communautés locales et les forces de sécurité en faveur d’une paix durable.

La protection des civils est souvent au cœur même de notre mandat. Les Casques bleus protègent les populations contre les menaces et contribuent à un environnement sécurisé.

Il est essentiel d’accroître le déploiement de femmes casques bleus dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

Contributions globales pour la paix mondiale

Tous les Casques bleus en poste sur le terrain sont avant tout membres de leurs propres forces armées nationales et ne sont que détachés pour travailler avec l’ONU.

Nous avons plus de 100 000 militaires et policiers en mission sur le terrain issus de plus de 120 pays. Ils viennent de grandes et plus petites nations, de pays riches et pauvres. Ils apportent tous leurs différences culturelles et leurs diverses expériences, mais ils sont unis dans leur détermination à promouvoir la paix. Actuellement, la majorité des troupes viennent de pays africains et asiatiques, alors que la contribution des pays occidentaux augmente.

Ce que font les contingents militaires de l’ONU

L’ONU déploie des contingents militaires pour des opérations de paix depuis 1948, date à laquelle le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement d’observateurs militaires des Nations Unies au Moyen-Orient pour surveiller l’application de l’Accord d’armistice entre Israël et ses voisins arabes.

Les contingents militaires de l’ONU peuvent être appelés à :

  • Protéger les civils et le personnel de l’ONU ;
  • Surveiller une frontière contestée ;
  • Surveiller et observer des processus de paix dans les régions sortant d’un conflit ;
  • Assurer la sécurité dans une zone de conflit ;
  • Assurer la sécurité durant les élections ;
  • Former et aider les forces militaires nationales ;
  • Aider les anciens combattants à mettre en œuvre les accords de paix qu’ils peuvent avoir signés.

L’un des plus grands changements que le maintien de la paix des Nations Unies ait connu au cours de ses 70 années d’existence a été la nature de plus en plus multidimensionnelle des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Les contingents militaires sont souvent déployés dans des environnements inhospitaliers, éloignés et dangereux où ils sont confrontés à des défis sans précédent, en particulier pour la protection des civils, exposés à des menaces asymétriques. En savoir plus sur la manière dont les opérations de maintien de la paix des Nations Unies évoluent face à ces défis modernes ici.

Participation aux opérations

Le Bureau des affaires militaires de l’ONU cherche à recruter des officiers hautement qualifiés des États Membres en vue d’une affectation à nos missions de paix, soit individuellement comme officier d’état-major, soit dans le cadre d’une unité constituée d’un pays fournissant des contingents. Les officiers d’état-major jouent également un rôle au siège des Nations Unies, d’où ils soutiennent tous les aspects liés au déploiement des troupes sur le terrain. Fin septembre 2016, 4 % des effectifs militaires de l’ONU étaient des femmes. L’une des premières priorités de notre Organisation consiste à augmenter le nombre de femmes affectées aux opérations de maintien de la paix, y compris les femmes officiers d’état-major à 15 % d’ici à la fin de 2017.

Les Casques bleus sont avant tout membres des forces armées nationales de leur pays et ne sont détachés auprès de l’ONU que pour des périodes allant normalement jusqu’à un an sur le terrain ou jusqu’à deux ou trois ans au Siège de l’ONU. Toute question concernant le fait de travailler pour l’ONU à titre militaire doit d’abord être traitée dans le pays d’un candidat.

Quels sont les profils de nos Casques bleus ?

Les Casques bleus des Nations Unies se composent principalement de soldats d’infanterie. Cependant, nous avons de plus en plus besoin de personnel militaire spécialisé, désigné comme « facilitateur ». Parmi ces soldats qualifiés, on compte notamment des ingénieurs, comme ceux qui ont contribué à la reconstruction en Haïti après le tremblement de terre ou à la construction de nouvelles routes au Soudan du Sud. Nous avons également besoin de pilotes d’hélicoptères. Les hélicoptères nous permettent d’étendre notre zone d’influence et d’être beaucoup plus visible dans notre zone d’intervention. Le personnel de sociétés de transport, le personnel navigant, le personnel spécialisé dans la communication et le personnel médical font également partie des spécialistes que nous recherchons pour nos missions sur le terrain.

Les opérations modernes sont souvent très complexes. Elles exigent également beaucoup d’efforts de la part de notre personnel déployé sur le terrain. Des niveaux élevés de formation sont nécessaires avant tout déploiement dans le cadre d’une mission de l’ONU. Nous travaillons en étroite collaboration avec les pays qui fournissent des contingents pour les préparer du mieux possible à l’action sur le terrain. À titre d’exemple, les troupes doivent savoir quoi faire si elles se trouvent prises dans une embuscade. Elles doivent être capables de réagir de manière appropriée, et de riposter, si nécessaire.

L’ONU dispose-t-elle d’une réserve permanente en troupes militaires ?

Déployer des troupes prend du temps et nous nous sommes souvent demandés pourquoi nous ne disposions pas d’une réserve permanente.

L’ONU ne peut déployer du personnel militaire sur le terrain que lorsqu'elle y est autorisée par une résolution du Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité établit le nombre de militaires nécessaires pour remplir le mandat de la mission. Ensuite, le Secrétariat de l'ONU consulte les États Membres pour identifier le personnel requis et le déployer. Le déploiement peut prendre jusqu'à six mois à compter de la date de la résolution.

Comme l’a déclaré l'ancien Secrétaire général Kofi Annan, l’ONU est « la seule brigade de pompiers au monde à devoir attendre que le feu se déclare avant de demander un camion de pompiers ». Une réserve permanente de soldats semblerait logique, mais maintenir une réserve permanente de plusieurs milliers d'hommes et de femmes serait extrêmement coûteux. Bien que cela prenne plus de temps, il est beaucoup plus pratique de mobiliser personnel militaire une fois que le feu vert a été donné. Cela nous permet de recruter du personnel ayant une formation et des compétences linguistiques adaptées au lieu de déploiement.

Depuis 2015, l’ONU s’emploie avec les États Membres à élaborer un nouvel arrangement appelé « Système de préparation des moyens de maintien de la paix ». Grâce à celui-ci, les États Membres peuvent s’engager à mettre des unités spécifiques à la disposition des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Avant tout déploiement, le Secrétariat des Nations Unies effectuera une évaluation de l’état de préparation du personnel, de la formation et de l’équipement de ces unités. Des unités peuvent également être constituées au niveau de déploiement rapide du Système de préparation des moyens de maintien de la paix et seront mises à disposition dans les 60 jours suivant une demande du Secrétaire général. Lorsqu’il sera pleinement opérationnel au cours de 2018, ce système devrait contribuer à réduire les délais de déploiement des forces militaires pour les futures missions.

Accroître le nombre de femmes casques bleus

Accroître le déploiement de femmes casques bleus dans les opérations de maintien de la paix contribue fortement à l’instauration d’une paix durable et à l’amélioration du bien-être des femmes et des filles dans les régions touchées par un conflit.Photo ONU/Christopher Herwig

Dans sa résolution 1325 (2000), le Conseil de sécurité a demandé instamment la participation égale des femmes dans tous les secteurs des opérations de maintien de la paix, y compris militaire. Cela est également réaffirmé dans la politique relative à l’égalité des femmes et des hommes des Départements des opérations de paix et de l’appui opérationnel, et les directives d’intégration de l’égalité des femmes et des hommes dans les activités militaires des Nations Unies (2010).

Rôle des femmes casques bleus dans les opérations de maintien de la paix

Les femmes casques bleus sont capables non seulement d’assumer les mêmes fonctions et de servir aux mêmes postes que leurs homologues masculins en remplissant un rôle depuis le commandement jusqu’à la ligne de front, mais elles ajoutent également une valeur supplémentaire aux opérations militaires. Les militaires féminins apportent une perspective différente à la planification des opérations et à la prise de décisions clés, spécialement celles qui touchent les civils, en particulier les femmes et les filles. Il s'agit d'un élément essentiel à prendre en considération pour une mission afin de permettre une approche intégrée dans le mise en oeuvre de son mandat dans des situations de plus en plus complexes.

Les femmes casques bleus sont aussi des modèles sur le terrain, elles encourageant les femmes dans les pays hôtes à envisager de faire carrière dans le secteur de la sécurité.

Les femmes casques bleus apportent certaines compétences sur le plan tactique dans ce domaine, s’agissant notamment du filtrage des civils de sexe féminin et de la conduite de fouilles de domicile dans des régions où il n’est pas culturellement approprié que des hommes entrent dans des espaces privés. Les populations locales dans les pays hôtes se sentent souvent plus à l’aise pour être en contact et partager des informations avec des militaires si ceux-ci comprennent des femmes aux côtés des hommes. En obtenant de meilleures informations, nous sommes en mesure de mieux protéger ces populations.

Cliquez sur les liens suivants pour en savoir plus sur les femmes dans les opérations de maintien de la paix, et accéder à des statistiques récentes sur leur représentation dans les opérations de maintien de la paix.

Le réseau des casques bleus féminins

Le réseau des casques bleus féminins a été créé en avril 2015 et compte à l’heure actuelle une centaine de membres, des femmes qui sont casques bleus ou l’ont été. Le réseau, une initiative du Bureau des affaires militaires, a pour objectif d’établir des liens entre les femmes militaires qui sont affectées à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies ou l’ont été.

Le réseau encourage, renforce et améliore le profil des femmes casques bleus et constitue un espace de soutien mutuel, d’encadrement, de formation et de sensibilisation pour le personnel militaire féminin des Nations Unies. Il permet aux femmes de partager leurs données d’expérience et encourage la participation des militaires féminins de tous grades aux opérations de paix des Nations Unies. Vous pouvez rejoindre notre groupe Facebook, « Réseau des femmes casques bleus des Nations Unies », ou contacter le groupe local du réseau dans votre mission.

Prix du militant de l’année en faveur de l’égalité des sexes

Le Prix du militant de l’année (parmi les militaires) en faveur de l’égalité des sexes reconnaît le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix en faveur de la promotion des principes énoncés dans la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU. La résolution prévoit trois dispositions, appelées les « 3 P ». Les deux premiers « P » désignent la « prévention » des conflits et la « protection » des femmes et de leurs droits pendant et après les conflits. Le troisième « P » désigne la « participation » et se réfère à l’augmentation du nombre de femmes dans l’ensemble des mécanismes de prévention et de résolution des conflits.

Dans les opérations de maintien de la paix actuelles, il est essentiel que les soldats de la paix comprennent les différences en temps de conflit pour les femmes et les hommes. La résolution encourage tous les acteurs à prendre en compte les questions de genre afin de mieux comprendre les besoins spécifiques des femmes et des filles et assurer leur participation, leur protection et leur prévention de la violence sexuelle en période de conflits.

Le Prix du militant de l’année (parmi les militaires) en faveur de l’égalité des sexes reconnaît le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix en faveur de la promotion des principes énoncés dans la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU dans un contexte militaire, sur proposition des commandants de la force et des chefs des missions de maintien de la paix. Ce prix permet également de mieux faire connaître et comprendre ce que signifie la prise en compte de la problématique femmes-hommes dans le contexte militaire d’une mission de maintien de la paix.

Récipiendaires du prix :

Normes de performance des Casques bleus

Pour mener à bien les missions qui leur ont été confiées, nos troupes doivent bien se préparer, en commençant parfois bien avant le déploiement. Cette préparation couvre tous les aspects du maintien de la paix des Nations Unies, comme la disponibilité de l’équipement nécessaire et approprié. Il est également essentiel que les soldats de la paix soient correctement formés, notamment en matière de protection des civils, d’emploi de la force et de règles d’engagement. De plus, une compréhension approfondie de la conduite et de la discipline est une exigence clé en matière de formation.

  • Politiques sur l’état de préparation, la performance, le commandement et le contrôle.
  • Protection des civils : La mise en œuvre des lignes directrices pour la composante militaire dans les missions de maintien de la paix (février 2015) définit un objectif clair pour la composante militaire en ce qui concerne la protection des civils.
  • Règles d’engagement : Ce document autorise l’emploi de la force et explique la politique, les principes, les procédures et les responsabilités y relatifs. Pour chaque mission, des règles d’engagement spécifiques sont rédigées.
  • Nos troupes sur le terrain sont tenues de s’acquitter de leur mandat avec le plus grand professionnalisme, dévouement et dignité, souvent au prix de sacrifices personnels importants. De façon tout à fait regrettable, les Casques bleus ont été accusés de fautes, notamment l’exploitation et les atteintes sexuelles. Ces actes répréhensibles sont un affront aux valeurs de protection que les opérations de maintien de la paix des Nations Unies défendent. Toute faute est inacceptable et interdite. Cliquez ici pour le Code de conduite.

Système de préparation des moyens de maintien de la paix

Le Système de préparation des moyens de maintien de la paix vise à établir un processus d’interaction plus prévisible et plus dynamique entre le Siège et les États Membres pour renforcer le niveau de préparation et assurer un déploiement rapide des moyens de maintien de la paix.

Le Système de préparation des moyens de maintien de la paix compte quatre niveaux de préparation :

  • Niveau 1 : Un pays fournisseur de contingents s’engage formellement en faveur d’une unité et fournit la liste du matériel majeur et de soutien logistique autonome et la certification de l’achèvement de la formation de base et du contrôle des droits de l’homme. Les États Membres sont invités à faire figurer les délais dans lesquels chaque matériel promis sera disponible et la durée de déploiement.
  • Niveau 2 : En fonction des besoins opérationnels des Nations Unies, les engagements du niveau 1 peuvent être hissés au niveau 2 après une visite d’évaluation et de consultation par une équipe du Siège de l’Organisation des Nations Unies.
  • Niveau 3 : Après une évaluation satisfaisante, les unités qui ont atteint un degré de préparation raisonnable sont hissées au niveau 3.
  • Niveau d’engagement Déploiement rapide : Après avoir atteint le niveau 3, le pays fournisseur de contingents peut s’engager à déployer dans les 60 jours suivant une demande formulée par le siège de l’Organisation des Nations Unies.