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Désarmement, démobilisation et réintégration

  • L'autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants commence le processus de DDR sur le site réhabilité par l'ONUCI et les autres partenaires d'Anyama.
    Photo ONU/Basile Zoma
Les opérations de paix des Nations Unies sont le principal partenaire international des institutions nationales chargées de la mise en œuvre des initiatives de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) et de la conception de programmes spécifiques au contexte pour les membres des groupes armés.

Qu’est-ce que le DDR ?

Par un processus consistant à désarmer les membres des groupes armés, à libérer ces combattants de leurs groupes et à les aider à réintégrer la société civile, le DDR vise à soutenir les ex-combattants et ceux associés aux groupes armés, afin qu’ils puissent devenir des participants actifs au processus de paix.

Ainsi, le DDR jette-t-il les bases de la sauvegarde et du maintien des communautés dans lesquelles ces personnes retournent, tout en renforçant les capacités en faveur de la paix, de la sécurité et du développement à long terme.

Où le faisons-nous ?

Actuellement, l’équipe appuie les processus de DDR dans les opérations de maintien de la paix en République centrafricaine (MINUSCA), au Darfour ( MINUAD), en République démocratique du Congo (MONUSCO), en Haïti (MINUSTAH), au Mali ( MINUSMA), et au Soudan du Sud (MINUSS). La Section DDR appuie également les opérations des missions politiques spéciales en Colombie , en Libye (MANUL), et en Somalie (MANUSOM), ainsi que le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (BNUUA) et le Bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général au Burundi.

Stratégie DDR dynamique

Le manuel sur le DDR publié en 2006, les Normes intégrées de désarmement, démobilisation et réintégration, présente un certain nombre de conditions préalables nécessaires au DDR. Il s’agit notamment de la signature d’un accord de paix prévoyant le DDR, de la confiance des parties dans le processus de paix et de leur volonté de s’engager dans le processus de DDR, et de la garantie d’un niveau de sécurité minimum.

Pourtant, les praticiens du DDR ont constamment été invités à adapter leurs activités aux situations de conflit en évolution, y compris celles où ces conditions préalables ne sont pas réunies. Au cours de la dernière décennie, l’ONU a commencé à intervenir plus tôt dans le processus de paix, les opérations étant souvent déployées au cours d’un conflit intense. Les groupes armés, qui ne sont pas susceptibles d’avoir signé un accord de paix, sont souvent impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles et des réseaux criminels transnationaux.

Dans le contexte de ces dynamiques changeantes, le DDR rencontre périodiquement ses partenaires pour réfléchir sur les succès, les échecs et les défis rencontrés par les programmes de DDR dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. À l’occasion du dixième anniversaire du DDR, les participants ont mis en avant les avantages des Normes intégrées de désarmement, démobilisation et réintégration, tout en soulignant la nécessité d’un développement constant pour faire face aux nouvelles réalités des missions de maintien de la paix des Nations Unies, notamment l’intensification de l’extrémisme violent, la nécessité croissante de mettre en œuvre le DDR dans les situations où la paix formelle n’a pas été atteinte, et la priorité accordée à la lutte contre la violence au sein de la collectivité.

Lutte contre la violence au sein de la collectivité

Dans le cadre de ses mandats en Haïti, en République centrafricaine, au Mali, en RDC et au Darfour, l’ONU a mis en œuvre des programmes de Lutte contre la violence au sein de la collectivité prévoyant une série d’initiatives de projets à forte intensité de main-d’œuvre, d’incubation d’entreprises et de forums de dialogue communautaire, engageant directement les membres des groupes armés, ainsi que les jeunes à risque, afin d’empêcher de nouveaux enrôlements. La Lutte contre la violence au sein de la collectivité joue également un rôle clé dans la réduction des tensions au niveau local, ce qui favorise les possibilités de cohésion sociale et de règlement des conflits.

Comme l’a noté le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix lors du dixième anniversaire de la Lutte contre la violence au sein de la collectivité le 16 novembre 2016 : « La Lutte contre la violence au sein de la collectivité s’est avérée utile dans de nombreux contextes différents, précisément parce qu’elle est agile et axée sur l’être humain... C’est un exemple décisif du maintien de la paix qui apprend à s’adapter et à innover ».

DDR et processus politique

Souvent déployée dans des contextes où le conflit est en cours, l’ONU établit des contacts avec les groupes armés dans des environnements de mission complexes. Les agents de DDR et de la Lutte contre la violence au sein de la collectivité sont devenus le premier personnel de l’ONU déployé sur le terrain autorisé à entrer directement en contact avec les combattants. Ils sont donc appelés à donner des conseils sur la manière d’entrer en contact avec les groupes armés et de contribuer à la signature d’un accord.

Le soutien du DDR aux processus de médiation comprend trois types d’activités qui peuvent être entreprises avant, pendant et après le processus de médiation :

  • Soutien à la médiation : déploiement d’experts, rédaction des dispositions des accords et conseils de négociation
  • Analyse : cartographie des groupes armés et identification des points d’entrée pour le contact programmatique
  • Renforcement des capacités : Renforcer la capacité des parties à œuvrer de manière constructive en faveur d’un accord

La Section DDR a déployé des équipes de médiation au Darfour, en République centrafricaine, en Colombie, au Mali et au Yémen.

Désengagement d’Al-Shabaab en Somalie

Le rapport de 2017 du Comité spécial des opérations de maintien de la paix reconnaît le rôle que jouent les programmes de DDR dans la gestion du désengagement des combattants des groupes extrémistes violents.

L’ONU en Somalie (MANUSOM) soutient le Gouvernement somalien dans la mise en œuvre d’un programme national visant à aider les combattants d’Al-Shabaab désengagés à réintégrer la société. Cela offre une occasion rare d’épuiser davantage les rangs d’Al-Shabaab en offrant la sécurité et d’autres moyens de subsistance. Le mentorat religieux et la réhabilitation idéologique représentent une composante cruciale de ce processus. Quatre sites transitoires recevant des (ex-)combattants sont actuellement opérationnels dans tout le pays.

Le DDR dans la presse

Travailler dans le DDR