Bienvenue aux Nations Unies

Ensembles pour un “lieu sur” pour les communautés et les populations au Mali

4 avril 2019, Bamako- Représentants du Gouvernement, des Nations Unies, de la société civile et de la communauté de la lutte antimines se sont réunis aujourd’hui à Bamako pour discuter des besoins et des efforts actuels à l’occasion de la journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines. Mme Mbaranga Gasarabwe, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Générale des Nations Unies, M. Bagara Coulibaly, Chef de Division Programme- Direction Nationale de la Pédagogie du Ministère de l’Education nous ont fait l’honneur de leur présence parmi les nombreux participants à cet évènement, organisé par le Service de lutte antimines des Nations Unies (UNMAS).

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Au Mali, plus de 600 personnes ont été tuées ou blessées par des engins explosifs en 2018. Parmi elles, 249 étaient des civils, ce qui correspond à une nette augmentation par rapport à l’année précédente. Dans ce contexte, les participants aux célébrations pour cette journée internationale de lutte antimines ont débattu sur l’appui que chacun peut apporter pour rendre le thème choisi, « Safe Ground//En terrain sûr » une réalité pour les populations et les communautés au Mali. “Les engins explosifs tuent et blessent sans discrimination, tandis que l’impact sur les populations civiles s’aggrave incontestablement » précise Madame Mbaranga Gasarabwe, Représentante spéciale adjointe des Nations Unies, et ajoute que “face à la menace posée par les engins explosifs, la réponse doit être multidimensionnelle pour des résultats probants et durables : nous ne devons pas uniquement traiter les conséquences mais également en prévenir les effets”.

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La cérémonie a été notamment marquée par les témoignages d’Ousmane Macinanké, Président de l’Association des victimes de Konna, et de Modibo Ouedrago, survivant d’un incident causé par un engin explosif le 28 décembre 2018 dans la localité de Dallah. Leurs témoignages ont rappelé la menace posée parces engins sur la population civile. Il est dès lors vital d’assister les survivants de tels incidents dans l’accession aux soins médicaux et à leur intégrité physique, tout en favorisant leur insertion économique et sociale.

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Depuis 2013, plus de 1,5 millions de femmes, hommes, filles et garçons ont bénéficié de sessions d’éducation aux risques délivrées par les acteurs de la lutte antimines au Nord et au Centre du pays. 521 victimes et survivants d’incidents explosifs et d’armes légères et de petit calibre, ayant bénéficié de soutien médical, psychosocial et socio-économique. Parmi les autres activités menées nous comptons l’évaluation des écoles et des zones pour vérifier l’absence de contamination explosive, la dépollution des zones contaminées et le soutien aux organisations locales et point focaux communautaires. Le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, faisant référence au lien entre la lutte antimines, la Paix et le développement, a souligné que: “ Le chemin vers la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 doit être débarrassé des mines terrestres, des restes explosifs de guerre et des engins explosifs improvisés ». “Chacun a le droit de vivre en sécurité sans avoir à se demander où poser le pied. La lutte antimines permet de sécuriser les chemins et les terrains pour qu’on puisse y construire ou reconstruire les maisons” ajoute-t-il. *** La Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines est célébrée chaque année le 4 avril depuis 2004, par décision de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cette journée est l’occasion d’attirer l’attention sur les besoins des victimes des mines et des restes explosifs de guerre. **