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Le Kasaï central engagé contre le recrutement des enfants dans les groupes armés

Le Vice-gouverneur du Kasai-Central appose sa "main rouge", symbole de l'engagement contre le recrutement d'enfants dans les groupes armés. Photo MONUSCO/Laurent Sam OUSSOU

Kananga, le 25 avril 2018 – Mettre fin au recrutement des enfants dans les nombreuses milices opérant dans le Kasaï central : tel est le sens de la cérémonie qui a eu lieu à Kasanji, dans le groupement de Kamenga, présidé par le vice-gouverneur de la province du Kasaï central, en présence du chef du bureau de la MONUSCO et des chefs coutumiers du secteur.

Organisé par la section Protection de l’enfant et ses partenaires, dont l’Unicef, cette activité de sensibilisation et de plaidoyer, pour mettre fin au recrutement des enfants dans les groupes et forces armés, a été une occasion pour pointer du doigt les exactions que subissent les enfants pendant les conflits armés.

Dans leurs allocutions, le Vice-Gouverneur de la Province, le chef de Bureau de la MONUSCO et celui du bureau de l’Unicef Kananga ont exhorté toute la communauté, les autorités des FARDC et de la police nationale congolaise à protéger l’enfant et à éviter tout recrutement comme ce fut le cas au cours des différents conflits de 2016 à 2017 au Kasaï central. Les enfants eux-mêmes ont été encouragés à refuser et à résister au recrutement dans les milices, sous quelques promesses que ce soit.

 

D’autres intervenants ont abondé dans le sens de l’interpellation de ceux qui emmènent les enfants sur les champs de bataille. Sur ces faits, le chef du bureau de la MONUSCO Kananga a qualifié de « Maudits » ceux qui ont dévoyé « ses anges », faisant allusions aux enfants, de leurs destinées certainement d’amour, de paix et de progrès.

Le Vice-gouverneur a procédé à la collecte des mains rouges en signe de symbole pour dire NON ! à ce phénomène, en compagnie du chef coutumier dungroupement de Kamenga, ancien épicentre du phénomène Kamuina Nsapu. Il a encourager les partenaires de la lutte contre le recrutement des enfants dans leur quête, soulignant ceci : « l’avenir du Congo se forge sur le banc de l’école. Si donc nos enfants ne vont pas à l’école, à qui appartiendra le Congo de demain ? ». Le Vice-gouverneur a conclu en invitant « les parents à ne pas accepter de laisser partir leurs enfants dans des mouvements insurrectionnels. »

Cette cérémonie, coprésidée par le Vice-Gouverneur représentant du Gouverneur de Province et le chef de Bureau de la MONUSCO Kananga, a connu la participation d’environ 850 personnes dont plusieurs partenaires de la protection de l’enfant, des autorités militaires et policières, des leaders religieux et communautaires, des chefs traditionnels, des femmes, des enfants dont près de 200 filles âgées de 3 à 17 ans.