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Incidences et viabilité environnementales

  • Le personnel de la MINUAD (civils, militaires et policiers) commémore la Journée mondiale de l'environnement en plantant des arbres au quartier général de la MINUAD à El Fasher.
    Photo ONU/MINUAD/Albert Gonzalez Farran
Nous sommes conscients des dommages potentiels à l’environnement, à l’économie locale et aux relations entre les communautés d’accueil que peuvent causer nos camps et nos opérations.

Le déploiement urgent de milliers de membres du personnel civil, militaire et de police nécessite un appui logistique considérable. Les pays dans lesquels le personnel de maintien de la paix exerce disposent rarement d’infrastructures adaptées. L’ensemble du personnel de l’ONU produit des déchets solides et liquides qui, s’ils ne sont pas correctement traités et éliminés, peuvent avoir des répercussions sur l’environnement local.

Lors de missions temporaires de maintien de la paix effectuées dans des régions éloignées, le personnel génère lui-même son énergie et utilise des aéronefs qui consomment beaucoup de carburant, émettent des gaz à effet de serre et peuvent polluer les sols.

Dans certaines régions telles que le Darfour ou le Tchad où l’eau représente une ressource rare, la communauté locale peut percevoir la mission de l’ONU comme un élément supplémentaire qui amenuise leurs ressources.

Le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions reconnaissent ces dommages potentiels et, de ce fait, ont conjointement mis en place une politique générale afin de résoudre les problèmes environnementaux. Cette dernière s’inscrit dans l’initiative plus vaste du Secrétaire général de l’ONU intitulée « Du bleu au vert ».

Notre approche

Le septième objectif du Millénaire pour le développement s’intitule « Préserver l’environnement ». Le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions œuvrent pour réaliser ces objectifs et souhaitent donner l’exemple dans les pays où l’ONU opère.

Nous sommes conscients qu’aujourd’hui, l’empreinte environnementale laissée par nos opérations est significative. En 2008, elle représentait 56 % du total des gaz à effet de serre émis par l’ensemble des activités de l’ONU. Il faudra plusieurs années pour réformer nos pratiques, pour réduire nos émissions et atténuer l’impact direct de nos activités sur le terrain, grâce à une meilleure gestion de l’eau et des déchets.

Pour une ONU plus verte

Le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions participent activement au Groupe de gestion des Nations Unies sur l’environnement, et appuient la campagne « Pour une ONU plus verte », campagne officielle de l’ONU pour réduire l’impact de son activité sur l’environnement. Ils sont également étroitement associés au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) pour exploiter sur le terrain l’expérience de longue date acquise par cette agence de l’ONU.

Depuis juin 2009, le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions appliquent une politique environnementale spécialement conçue pour les missions de l’ONU. Celle-ci englobe des questions comme la gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets, le traitement des substances dangereuses, la protection de la faune et de la flore et la préservation des ressources culturelles et du patrimoine historique.

Notre approche consiste à intégrer la protection de l’environnement tout au long des activités de maintien de la paix. Ainsi, une planification appropriée et la participation de tout le personnel des missions à cet effort se révèlent essentielles.

Nous avons également intégré les considérations environnementales à notre nouvelle Stratégie globale d’appui aux missions [A/64/633], afin d’améliorer :

  • La santé et la sécurité, aussi bien du personnel de l’ONU que des habitants des communautés locales avoisinantes ;
  • Le rapport coût/efficacité de nos opérations, notamment en anticipant les activités qui entrainent des travaux coûteux de remise en état.

À la différence d’autres questions transversales traitées par les missions (comme l’égalité des femmes et des hommes ou le VIH/sida), le Conseil de sécurité n’a émis aucune résolution propre à la viabilité de l’environnement.